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Chenery Lowe, student at Kenyon College, brings us another tightly-crafted meditation on Gustave Caillebotte’s Jeune homme à la fenêtre.

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Chaque jour il l’attendait, assis sur la chaise orange. Mais chaque jour, sa beauté l’a causé de se lever et de se tenir droit. Le soleil brillait et, par la fenêtre ouverte, illuminait la pièce ; le tapis autrefois sombre, était devenu chaude de couleurs orange, rouge, et marron. Comme les feuilles tombées d’automne qui craquent sous les pieds, fracturant le silence, ces teintes ont cassé la pénombre oppressive du matin.

Par le balcon, il pouvait entendre les sons de la ville – les charrettes, les marchands, les promeneurs, et, en particulier, les pas doux d’une jeune fille qui marchait, seule, en-dessous de lui.

Comme une poupée, elle semblait petite et délicate, avec les mains petites, une figure ronde, et les grands yeux noirs qui montraient un caractère gentil si un peu spirituel. Elle était toujours seule, ce qui est inhabituelle pour une jeune fille qui se promène.

Était-il amoureux d’elle ? Il ne savait point. Sa beauté lui a paru plus divine qu’humaine, sa bouche était faite pour chanter avec les oiseaux, non pas pour converser avec les hommes. Et son admiration était pour la scène du matin, pas seulement pour l’individu qui lui est apparu chaque jour. Même si il ne savait pas l’amour, le jeune homme au balcon savait la romance.

La jeune fille a disparu de sa vue, mais l’homme est resté au balcon pour un moment en plus. Il a voulu descendre les escaliers pour la suivre, mais il ne pouvait pas bouger. Le mystère, l’élégance distant auraient disparu s’il avait fait sa connaissance. Quel dilemme étrange. Continue Reading »

Please welcome the work of Patrick Mershon, student at Kenyon College. This tale of sorrow and chagrin draws its inspiration from Gustave Caillebotte’s Le Pont de l’Europe.

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« Maintenant? »

L’homme s’est tenu debout à la fenêtre qui donne sur la rue. C’était l’activité principale de chaque jour; il resterait debout pendant cinq ou six heures, son regard fixe sur les gens qui marchaient dans la rue. Personne ne l’a jamais vu, mais personne ne pouvait échapper à son regard. Si les gens avaient vu l’homme au balcon, ils auraient arrêté à leurs places avant de détourner le regard et de se dépêcher loin de l’appartement. L’expression de l’homme au balcon était également navrée et furieuse; l émotion intense donnait à l’homme une grimace terrible.

De temps en temps, il s’écroulait dans la chaise et donnait un soupir qui provoquerait des larmes si seulement il y avait quelqu’un qui pourrait l’écoutait. Sa colère disparaîtrait dans un instant, et la tristesse accablerait l’homme entièrement.

La raison pour sa dépression était une femme, comme tous les problèmes des hommes faibles et romantiques. L’homme s’était marié trop jeune, avant l’âge de vingt ans. La femme était plus jolie que Vénus, plus gentille qu’un saint, et les deux s’aimaient beaucoup. Chacun était tout à l’autre. Tout le monde était d’accord que leur mariage était un cadeau de Dieu. Leur bonheur était inégal pendant plusieurs ans, et l’homme pensait que sa vie serait parfaite. Pour plusieurs ans, il avait raison.

Le matin de la quatrième anniversaire de leur mariage, l’homme s’est réveillé tout seul. Il éprouvait un sentiment d’anxiété; l’homme se réveillait à côté de sa femme chaque jour depuis quatre ans. Il a cherché partout dans l’appartement, mais elle n’était nulle part. Il a commencé d’avoir peur que quelque chose de catastrophique avait eu lieu. Continue Reading »

Apologies for the several-month hiatus, which has been most inexcusable! I am in luck that L’Avouable is now roused from its stupor by the work of my wonderful students at Kenyon College, in Gambier, Ohio. The first piece I am proud to present is a work of short fiction by Thomas Huelskoetter, inspired by the Gustave Caillebotte painting, Jeune homme à la fenêtre. Enjoy!

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Le jeune homme se réveilla seul au balcon.  Il ouvrit les yeux et regarda autour de lui.  Ce n’était pas un balcon impressionnant.  Vraiment, c’était seulement une pièce médiocre avec une grande fenêtre et un fauteuil ancien.  En tout, c’était un endroit un peu ennuyeux.

Progressivement, l’homme se rendit compte qu’il ne savait ni qui il était ni d’où il venait, mais cette situation ne le tracassa pas.  « Les passés sont trop compliqués, » pensa-t-il.  « La chose importante est que je sais où j’irai. »  Il ne put pas se souvenir du monde en dehors du balcon, mais il était sûr que tout était mieux là.  Ce balcon n’était pas assez pour un homme comme lui.  Il regarda par la fenêtre et la vue était charmante.  Il y avait une rue agréable en bas, avec des petites personnes heureuses.  Il avait un petit sentiment d’appréhension sur le monde en dehors de la fenêtre – une sensation qu’il était au balcon pour une raison et ne dut pas partir.  L’homme ne put pas la comprendre, et il décida de l’ignorer.  Le monde dehors paraissait comme un endroit très sûr et agréable.  « Je voudrais voir le monde! » pensa-t-il.  « Je dois avoir une aventure! »

L’homme marcha de l’autre côté de la pièce.  Il hésita un moment à la porte, puis il s’arma de courage.  Son avenir attendait!  Il ouvrit la porte d’un geste théâtral.  Mais derrière la porte, il n’y avait qu’un mur, laid et terrible.  Le jeune homme regarda le mur avec incrédulité, et les briques cruelles lui regardèrent et rirent.  Il y avait une vieille affiche politique sur le mur, avec des images dramatiques des hommes nobles et courageux et un slogan exaltant: « Le monde, c’est le votre. » Continue Reading »

—  Je suis le premier mari de votre mère.

Agnès le dévisageait avec une expression de choque, ou était-ce d’hébétude, il ne pouvait pas dire. Ou était-ce bien d’indifférence ? Richard regrettait la brutalité de sa phrase—il aurait bien voulu dire d’autre chose d’abord, son nom par exemple, mais quand le moment est venu, il n’avait rien trouvé d’autre—il était simplement le premier mari de sa mère. Il la dévisageait à son tour, jusqu’à ce qu’elle dit : Entrez.

Il baissa la tête, se rajusta la cravate, et franchit le seuil qu’il n’avait pas franchi depuis des années.

La particularité de la maison, de ne pas avoir d’entrée ou d’antichambre, mais de déverser ses visiteurs directement, gauchement, dans le salon, lui revenait maintenant. Cette caractéristique de l’immeuble l’agaçait, le distrayait, de nouveau, comme s’il endentait soudain le rire amer d’un vieil ennemi dont il avait oublié l’existence pendant trente ans. L’agencement de la pièce le faisait craindre momentanément qu’on tournerait tous vers lui, mais les parents et les relations de son ex-femme étaient trop discrets ou trop bouleversés par sa mort pour lui prêter la moindre attention.

Il se versait du café et prenait place dans un coin, à côté du piano.  Continue Reading »

« Ma mère, cette vielle femme opiniâtre, prépare chaque jour un plat de semoule au beurre, de poulet grillé ou de poisson frit accompagné d’aubergines ou de tomates. Cette nourriture, je l’absorbe sans arrière-pensée ni crainte d’aucune sorte, avec gratitude. Et quand, entrant dans la cuisine, je hume l’odeur de beurre en train de fondre dans la semoule brûlante, je ne peux m’empêcher de penser que c’est elle, cette semoule émiettée chaque matin par des doigts honnêtes, qui a contribué à chasser de mon ventre ce qui en avait pris possession.

Luc Tuymans, "Superstition" (2005)

Car, me dis-je, cette chose noire et luisante, fugitive, que j’ai vue glisser sur le plancher de ma chambre un soir alors que je me déshabillais pour me coucher, d’où aurait-elle pu jaillir, sinon de mon corps ? Une chose noire, luisante, fugitive, qui laissa sur le plancher une légère trace de sang en direction de la porte.

Si, me dis-je, je devais sous la contrainte l’évoquer aussi précisément que possible, si je n’avais d’autre choix que d’en parler et de la décrire, c’est l’image d’une anguille qui me viendrait à l’esprit pour comparer cette chose noire, luisante, fugitive, à un objet connu—une courte et grasse anguille, bien qu’il ne soit pas exclu que cette chose ait été velue, un poil collé et lissé par l’humidité, le sang, les glaires.

Elle laissa, cette chose insaisissable, une légère trace en direction de la porte.

J’ai immédiatement frotté le plancher avec une éponge. Et pour peu que mes parents, qui à cette heure regardaient encore à la télévision une de leurs émissions préférées—où des êtres désespérés tâchent de retrouver des proches mystérieusement disparus—, n’aient pas tourné les yeux vers cette chose noire fuyante quand, certainement, elle a traversé la cuisine, personne ne l’a vue, personne ne pourrait plus tard établir le moindre lien entre elle et moi et vouloir par exemple me la rapporter. »

Nadia, the middle-aged Bordelaise schoolteacher who is the narrator of Marie NDiaye’s brutal, powerful, mysterious 2007 novel Mon cœur à l’etroit, finds herself, if not with child in any traditional sense, ballooning distressingly from within. By nature proud and self-possessed—to a fault, no doubt— Nadia finds herself gradually possessed and controlled, and a stranger in her own self-made world. The excerpt above comes late the novel, as Nadia sheds the evil eel-like creature within her, just as she simultaneously begins to shed her fear and shame of her own humble origins and of her son’s possibly racially-mixed daughter Souhar.

Mon cœur à l’etroit  was fresh in my mind as I recently made my way through the exhibition of Belgian artist Luc Tuymans’s paintings currently on display at The Ohio State University’s Wexner Center for the Arts. I couldn’t help but note a certain thematic convergence between NDiaye’s novel and Tuymans’s 2005 work Superstition, with its thick, dark, shadowy, infantine figure imposed across a pale, splayed, vulnerable, headless body.

How fitting it would be if the two could meet, on the cover of a future edition of NDiaye’s book.

Yvon Belaval dit de Jean Paulhan : « on a le sentiment d’un homme qui ne parvient jamais à se faire comprendre »(Belaval, 250). On n’est guère surpris, quand on considère qu’il souhaite avant tout communiquer l’idée d’une nouvelle rhétorique jusqu’ici inouïe, basée sur un « mystère » qui est par définition « inconcevable » (C.P., 19) [1], « insaisissable » (C.P., 17), « indicible » (C.P., 10)—enfin, « incommunicable » (C.P., 48). Dans cette étude j’ai pour objectif de mieux saisir cette nouvelle rhétorique de Paulhan (j’entends par « rhétorique », dans le contexte paulhanien, une théorie qui avance un certain rapport entre les éléments du langage, qui permet l’art de bien dire), et particulièrement d’appréhender pourquoi elle est si nécessaire pour lui. paulhanLa notion de « mystère », tel que Paulhan le conçoit, est indispensable dans la formulation des nouvelles « lois de l’expression » (Lettre, 272), et dès qu’on le comprend, une nouvelle optique sur la rhétorique a chance d’émerger. L’origine du besoin de cette nouvelle rhétorique est plus délicate à déterminer : il est aisé de dire que Paulhan souhaite formuler une conception du langage et de la littérature qui tienne compte du mystère, ce qui est vrai, mais le problème remonte plus en arrière. Avant que l’explication du terme « mystère » fût explicitement au premier plan de son projet, Paulhan était troublé par un « désespoir » (D.L., 314), qui n’était pas dû autant qu’on penserait à l’état de la littérature de son temps, mais plutôt à l’insuffisance des attitudes contemporaines (« terroristes ») envers le langage pour rendre compte du véritable rapport entre les mots et les idées, et aussi (bizarrement peut-être) à la nature de ce rapport lui-même. Aussi vais-je retracer sa « solution de désespoir » (Lettre, 273)—c’est-à-dire, ses propositions pour une nouvelle rhétorique—à travers Les Fleurs de Tarbes, Clef de la poésie et « Le don des langues », me concentrant spécialement sur le rôle du mystère dans ces œuvres. Continue Reading »

Marie NDiaye’s novel Un temps de saison is, let’s admit, baffling. There is a temptation to untangle whether NDiaye is making some sort of statement about contemporary society, and if so, what it might be. Is this a book “about” the individual vs. society? insiders vs. outsiders? interior life vs. exterior life? the big city as opposed to the provincial town? community as opposed to solitude? For some reason I am left uneasy when I try to formulate any precise message that the author wishes us to garner from her text. As Pierre Lepape comments in his review for Le Monde, “Le récit acquiert un statut indécis. . . Un temps de saison est une fable à moralité variable.”Saison

I will call Lepape as my witness then, in deciding that this is a book which first of all illustrates the necessity of calling into question what we think we know. I think the text offers the suggestion that we live our lives by a certain set of convictions, habits and prejudices, which, under the right circumstances, can come to be overturned. Yet as we forget our original convictions, and new ones become our reality, we would do well to keep in mind that they may not necessarily be any more valid or appropriate. For example, Herman moves from one world, the Parisian one, with its own set of faulty self-aggrandizing certainties, to another hermetic universe, that of the village, whose inhabitants have an equally skewed, self-serving approach to life. One possible moral of this story, therefore, is that no one has a monopoly on the truth, and a world in which people think they do has the potential to be as bleak, claustrophobic and somewhat ridiculous, as the life in the village depicted in this novel.

I also sense a second and related warning in Un temps de saison, which doubtless speaks to the experience of any displaced person, living in a new society to which they must conform in order to succeed, regardless of whether this is desirable or possible. Continue Reading »

Les Invités

Anne attendait ses invités dans le jardin. 

Elle regardait autour d’elle et se sentait provisoirement contente. C’était un jardin abondant, réussi. Coupé de l’extérieur par de hauts murs de brique, qui étaient eux-mêmes à moitié cachés par un périmètre de grands chênes et d’ormes, il abritait une impressionnante diversité florale. walledgarden[1]Anne, qui admirait peu ses parents, concédait qu’ils avaient de bon goût où il s’agissait des plantes. Elle avait un faible pour un petit carré de myosotis juste en face d’elle qui étaient, cet après-midi-là, au comble de leur splendeur. Plairaient-ils aux invités ? 

Elle avait préparé des biscuits un peu étranges, qui attendaient comme elle, sur une petite table de fer forgé à son coude. La recette voulait trop de beurre, elle songeait maintenant—ils étaient plats et bruns vers les bords, blancs, mous et crevassés au milieu. Il était trop tard pour recommencer et en faire de plus jolis.

Peu à peu la beauté, la quiétude du jardin commençaient à l’agacer. Elle se sentait ridiculisée par l’efficacité des chênes qui laissaient passer quelques brillants rayons de soleil ici et là sur les carreaux (comme pour faire rappeler la chaleur insupportable qui remplirait le jardin s’ils n’exécutaient pas aussi bien leur boulot) et par le moineau qui piquetait insouciamment des miettes de ses biscuits étranges qui traînaient sur la table de fer forgé. Continue Reading »

« J’avais envie de répondre à Nayadja Aghatourane, de hurler à travers la nuit chaude que l’étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance, mais je restais bouche close, et j’attendais. »

Je me suis sentie soudain capable d’entrer dans la logique de Des Anges Mineurs d’Antoine Volodine au 22ième chapitre (narré par le persona de Will Scheidmann), en lisant sa dernière phrase, citée en haut. Présents dans cette citation sont deux éléments essentiels du livre de Volodine : d’abord, on y trouve une sorte d’explication théorique de anges%20mineursl’esthétique de l’œuvre : « l’étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance ». Deuxièmement, le fait que Scheidmann reste « bouche close », malgré son « envie » de communiquer, est emblématique de l’isolement de chaque individu du roman, et plus généralement de l’échec inévitable, sans exception, de tous rapports humains dans le monde de la littérature « post-exotique » de Volodine.

Ce monde, qu’on peut supposer être une version futur du nôtre, est décidemment post-beau—partout il est question de poussière, pourriture, maladie, haillons, obscurité, infestions d’insectes. C’est un monde infertile ( « presque plus aucun enfant ne naissait » (188)), où Will Scheidmann (si on ne compte pas ses grand-mères qui l’ont créé) est seul à être encore capable de la production, quand il formule ses « narrats étranges » (200). Alors, si la beauté lui est défendu, au lieu de sombrer dans la laideur, il choisit « l’étrange »—une sorte de beauté vue de biais. Bien sûr, il faut distinguer ici entre Volodine et Scheidmann—Scheidmann (pour qui il n’est pas clair jusqu’à quel point il est un vrai inventeur, ou n’est qu’un « medium » à travers qui ces narrats peuvent passer) laisse entendre qu’il n’avait pas de recours au beau, alors la nature étrange de la forme et la matière de ses narrats lui est imposé. Mais l’auteur de Des Anges Mineur, trouve-t-il qu’un auteur de nos jours ne peut s’approcher de la beauté que par l’asymptote de l’étrangeté ?

Il me semble que Volodine, en créant un monde qui n’est plus comme celui que nous connaissons, a néanmoins créé des personnages qui sont exactement comme des personnes que nous connaissons tous. Ses personnages sont des humains comme nous, attrapés sur une planète qui n’est plus adaptée à leur survie. Volodine, voit-il que les écrivains d’aujourd’hui dans un cas similaire—en voie de disparition s’ils ne trouvent pas autre chose ? Il est fort probable que Volodine, qui essaie d’inventer une nouvelle forme de littérature, trouve que la littérature doit se réinventer, ou ne pas survivre.

Manet Van Montfrans, dans son article « François Bon et la mécanique de la langue », offre la synthèse suivante de Mécanique, le « récit » écrit par Bon en 2001, suivant la mort de son père : « Mécanique est l’histoire d’une filiation somme toute heureuse, l’inventaire d’un riche héritage » (Van Montfrans, 172). L’estimation de Van Montfrans est largement correcte ; ce livre qui, en quelque sorte, inventorie le monde enfantin de l’auteur, 2864323400[1]avec un accent particulier sur la figure du père, dépeint avec une forte dose de nostalgie les souvenirs d’une enfance dont Bon semble être fier. Mais je le trouve trop réducteur de lire Mécanique comme un tribut au père et rien d’autre. Le livre est d’une part, certes, un hommage au père et à « l’univers » (M, 42) mécanique qu’il incarnait, maintenant en voie de disparition, mais il est d’autre part une interrogation, parfois douloureux, de ce que je vais appeler « la communicabilité » du passé, et de la communication en général. Nous ne devons pas, à mon sens, mettre trop d’accent sur les liens père-fils établis par l’auteur, et laisser de côté la gravité des ruptures générationnelles explorées dans le texte. Continue Reading »

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