Chenery Lowe, student at Kenyon College, brings us another tightly-crafted meditation on Gustave Caillebotte’s Jeune homme à la fenêtre.
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Chaque jour il l’attendait, assis sur la chaise orange. Mais chaque jour, sa beauté l’a causé de se lever et de se tenir droit. Le soleil brillait et, par la fenêtre ouverte, illuminait la pièce ; le tapis autrefois sombre, était devenu chaude de couleurs orange, rouge, et marron. Comme les feuilles tombées d’automne qui craquent sous les pieds, fracturant le silence, ces teintes ont cassé la pénombre oppressive du matin.
Par le balcon, il pouvait entendre les sons de la ville – les charrettes, les marchands, les promeneurs, et, en particulier, les pas doux d’une jeune fille qui marchait, seule, en-dessous de lui.
Comme une poupée, elle semblait petite et délicate, avec les mains petites, une figure ronde, et les grands yeux noirs qui montraient un caractère gentil si un peu spirituel. Elle était toujours seule, ce qui est inhabituelle pour une jeune fille qui se promène.
Était-il amoureux d’elle ? Il ne savait point. Sa beauté lui a paru plus divine qu’humaine, sa bouche était faite pour chanter avec les oiseaux, non pas pour converser avec les hommes. Et son admiration était pour la scène du matin, pas seulement pour l’individu qui lui est apparu chaque jour. Même si il ne savait pas l’amour, le jeune homme au balcon savait la romance.
La jeune fille a disparu de sa vue, mais l’homme est resté au balcon pour un moment en plus. Il a voulu descendre les escaliers pour la suivre, mais il ne pouvait pas bouger. Le mystère, l’élégance distant auraient disparu s’il avait fait sa connaissance. Quel dilemme étrange. Continue Reading »




La notion de « mystère », tel que Paulhan le conçoit, est indispensable dans la formulation des nouvelles « lois de l’expression » (Lettre, 272), et dès qu’on le comprend, une nouvelle optique sur la rhétorique a chance d’émerger. L’origine du besoin de cette nouvelle rhétorique est plus délicate à déterminer : il est aisé de dire que Paulhan souhaite formuler une conception du langage et de la littérature qui tienne compte du mystère, ce qui est vrai, mais le problème remonte plus en arrière. Avant que l’explication du terme « mystère » fût explicitement au premier plan de son projet, Paulhan était troublé par un « désespoir » (D.L., 314), qui n’était pas dû autant qu’on penserait à l’état de la littérature de son temps, mais plutôt à l’insuffisance des attitudes contemporaines (« terroristes ») envers le langage pour rendre compte du véritable rapport entre les mots et les idées, et aussi (bizarrement peut-être) à la nature de ce rapport lui-même. Aussi vais-je retracer sa « solution de désespoir » (Lettre, 273)—c’est-à-dire, ses propositions pour une nouvelle rhétorique—à travers Les Fleurs de Tarbes, Clef de la poésie et « Le don des langues », me concentrant spécialement sur le rôle du mystère dans ces œuvres. 
Anne, qui admirait peu ses parents, concédait qu’ils avaient de bon goût où il s’agissait des plantes. Elle avait un faible pour un petit carré de myosotis juste en face d’elle qui étaient, cet après-midi-là, au comble de leur splendeur. Plairaient-ils aux invités ?
l’esthétique de l’œuvre : « l’étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance ». Deuxièmement, le fait que Scheidmann reste « bouche close », malgré son « envie » de communiquer, est emblématique de l’isolement de chaque individu du roman, et plus généralement de l’échec inévitable, sans exception, de tous rapports humains dans le monde de la littérature « post-exotique » de Volodine.
avec un accent particulier sur la figure du père, dépeint avec une forte dose de nostalgie les souvenirs d’une enfance dont Bon semble être fier. Mais je le trouve trop réducteur de lire Mécanique comme un tribut au père et rien d’autre. Le livre est d’une part, certes, un hommage au père et à « l’univers » (M, 42) mécanique qu’il incarnait, maintenant en voie de disparition, mais il est d’autre part une interrogation, parfois douloureux, de ce que je vais appeler « la communicabilité » du passé, et de la communication en général. Nous ne devons pas, à mon sens, mettre trop d’accent sur les liens père-fils établis par l’auteur, et laisser de côté la gravité des ruptures générationnelles explorées dans le texte.